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Dernière mise à jour le 24 août 2026

Bibliographie sur l'arrêt cardiaque

Mois de Juillet 2026

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Resuscitation plus
Timing and outcomes of out-of-hospital traumatic cardiac arrest: results of a multicentre, retrospective cohort study.
Erblich R, Noitz M, Knöll M, Trimmel H, Voelckel W, Carenzo L, Rehn M, Jenny D, Meier J, Dünser MW. Resusc Plus. 2026;30:101393
DOI: 10.1016/j.resplu.2026.101393

Background: Out-of-hospital traumatic cardiac arrest (TCA) is associated with high mortality. Outcomes may depend on the timing of TCA onset. This study aimed to characterize the timing of out-of-hospital TCA and its association with patient outcomes.

Methods: In this multicentre, retrospective, observational study, patients with out-of-hospital TCA attended by a nationwide helicopter emergency medical service (HEMS) were included. TCA timing was stratified into three prehospital intervals: on scene before arrival of the first emergency medical service (EMS) unit, on scene after EMS arrival, and during HEMS transport. Primary outcomes were proportions of TCA across time intervals. Secondary outcomes included sustained return of spontaneous circulation (ROSC), 30-day survival, and 1-year survival in patients without criteria to withhold resuscitation. Multivariable regression was used to identify predictors of sustained ROSC and 1-year survival among patients sustaining TCA before EMS arrival.

Results: Among 1532 patients, 90.2% sustained TCA before EMS arrival, 8.2% after EMS arrival, and 1.6% during HEMS transport. Sustained ROSC occurred in 20.8%, 47.2%, and 92.0% of patients, respectively ( < 0.001). One-year survival was 3.5%, 10.0%, and 15.0% ( < 0.001), respectively. In patients with TCA before EMS arrival, an initial electrocardiographic rhythm other than asystole was the only independent predictor of sustained ROSC and 1-year survival.

Conclusion: Nine out of ten out-of-hospital TCAs occur before EMS arrival. Timing of out-of-hospital TCA is associated with resuscitation success and survival. Meaningful survival rates are, however, achievable irrespective of TCA onset. This supports resuscitation efforts in all patients with out-of-hospital TCA and no criteria to withhold resuscitation.

Conclusion (proposition de traduction) : Neuf arrêts cardiaques traumatiques extrahospitaliers sur dix surviennent avant l’arrivée des services médicaux d’urgence. La temporalité de l’arrêt cardiaque traumatique extrahospitalier est associée au succès de la réanimation et à la survie. Des taux de survie cliniquement significatifs restent toutefois possibles quel que soit le moment de survenue de l’arrêt cardiaque traumatique. Ces résultats encouragent la mise en œuvre d’une réanimation chez tous les patients présentant un arrêt cardiaque traumatique extrahospitalier et ne répondant pas aux critères justifiant de ne pas entreprendre la réanimation.


Commentaire : Cette étude confirme surtout que l’arrêt cardiaque traumatique est un événement très précoce&nbsp;: neuf cas sur dix sont déjà constitués avant l’arrivée du premier moyen de secours. Elle souligne donc l’étroitesse de la fenêtre permettant de traiter les causes réversibles, notamment l’hypoxie, l’hémorragie, le pneumothorax compressif et la tamponnade. La survie à un an reste faible lorsque l’arrêt précède les secours, mais elle n’est pas nulle&nbsp;: 3,5&nbsp;% parmi les patients sans critère formel de non-réanimation. Ces données ne soutiennent donc pas un abandon systématique fondé uniquement sur la survenue précoce de l’arrêt.
Le rythme initial apporte une information pronostique, mais ne doit pas être utilisé isolément comme règle d’arrêt. L’asystolie est associée à un devenir très défavorable, tandis qu’un rythme choquable était associé à une meilleure survie à un an dans un sous-groupe de faible effectif, avec une estimation imprécise. La décision de poursuivre ou d’interrompre les manœuvres doit rester fondée sur l’ensemble du contexte : signes de vie, délai, mécanisme, lésions manifestement incompatibles avec la survie, accessibilité des causes réversibles et réponse aux interventions.
Le signal concernant les arrêts survenant autour de l’intubation rappelle la vulnérabilité hémodynamique des traumatisés graves. Il justifie une préparation rigoureuse de l’induction, l’anticipation de l’hypotension et la correction prioritaire des causes réversibles, sans permettre d’affirmer que l’intubation provoque l’arrêt. L’article conforte les principes actuels de réanimation traumatique et fournit des données épidémiologiques utiles, mais ne démontre pas l’efficacité d’une intervention particulière et ne suffit pas, à lui seul, à modifier les protocoles.

Proposé par le docteur Didier THIERCELIN