Introduction: Cardiac arrest is a life-threatening emergency whose outcome depends on immediate interventions, known as cardiopulmonary resuscitation (CPR). The quality of these interventions hinges on the performance and communication of the resuscitation team. Therefore, this study aimed to explore factors affecting interactions among CPR team members.
Methods: This qualitative study employed a content analysis approach conducted in Iran over a 12-month period from December 2023 to December 2024. The study population included all CPR team members at academic medical centers. Researchers used purposive sampling and continued recruitment until data saturation. Data collection involved conducting in-depth, semi-structured interviews; all data were analyzed using MAXQDA software (version 20).
Results: Data analysis revealed one main category entitled "The Complexity of Cardiopulmonary Resuscitation Interactions," along with 5 general categories and 11 subcategories: "Consensus in Resuscitation" (including "Pre-resuscitation Coordination" and "Post-resuscitation Debriefing"), "Communication Clarity" (comprising "Regular Communication" and "Irregular Communication"), "Interaction in Team Rotation" (with "Normal Rotation" and "Abnormal Rotation"), "Personal Conflicts" (featuring "Pre-Resuscitation Conflicts" and "Intra-Resuscitation Conflicts"), and "Team Leadership Style" (encompassing "Autocratic Leadership," "Laissez-faire Leadership," and "Participatory Leadership").
Conclusion: The results demonstrated that CPR team interactions were influenced by multiple factors. Through careful planning to enhance facilitating factors - including consensus in resuscitation, regular communication, normal rotation, and participatory leadership - while addressing inhibiting factors - such as irregular communication, personal conflicts, abnormal rotation, and autocratic leadership - we can optimize team interactions to improve CPR outcomes.
Conclusion (proposition de traduction) : Les résultats de cette étude montrent que la dynamique complexe des interactions au sein des équipes de réanimation est influencée par divers freins et leviers. Pour optimiser le travail d’équipe, il est nécessaire de renforcer les facteurs facilitants – tels que la recherche de consensus, la communication régulière, la rotation normale des rôles et un leadership participatif – tout en réduisant les obstacles comme la communication irrégulière, les conflits personnels, les rotations inadaptées et le leadership autoritaire. Lorsque les membres de l’équipe collaborent efficacement, évitent les conflits interpersonnels, s’accordent sur leurs rôles et leurs tâches, et adoptent un style de leadership participatif, les interactions sont améliorées. Le maintien d’une communication claire, des transitions de rôles fluides et l’absence d’individualisme lors des compressions thoraciques renforcent également la qualité du travail d’équipe. En agissant sur ces éléments, il est possible d’optimiser les interactions et, in fine, d’améliorer les chances de succès de la réanimation cardio-pulmonaire.
Commentaire : Cette étude qualitative iranienne, fondée sur des entretiens approfondis auprès de professionnels directement impliqués dans les arrêts cardiaques intrahospitaliers, met en lumière un aspect souvent relégué au second plan dans la littérature sur la RCP : la qualité des interactions humaines au sein de l’équipe. La méthodologie repose sur une analyse de contenu rigoureuse, avec saturation des données, triangulation des codes et respect des critères COREQ, ce qui confère une bonne crédibilité aux résultats malgré l’effectif limité et le caractère contextuel des données. Le travail montre que la performance de la RCP ne dépend pas uniquement des compétences techniques, mais aussi de facteurs organisationnels et relationnels très concrets : clarté des échanges, anticipation des rôles, gestion des conflits, style de leadership et qualité des débriefings. L’opposition entre leadership autoritaire, parfois efficace à court terme, et leadership participatif, plus favorable à la cohésion et à l’engagement, est particulièrement éclairante.
Pour la pratique, l’intérêt majeur de cet article est de rappeler que la réanimation est un acte collectif, où la communication, la coordination et la culture d’équipe influencent directement la qualité des soins. Il suggère que l’amélioration des résultats ne passe pas seulement par de nouveaux dispositifs ou médicaments, mais aussi par des formations ciblées sur les compétences non techniques, la structuration des débriefings, la clarification des rôles et la prévention des tensions interpersonnelles. En ce sens, ce travail contribue à élargir la vision de la prise en charge de l’arrêt cardiaque, en intégrant pleinement la dimension humaine et organisationnelle de la RCP.