Background: The rate of survival after out-of-hospital cardiac arrest varies depending on the timeliness and effectiveness of prehospital interventions. This study was conducted to compare out-of-hospital cardiac arrest outcomes between intravenous and intraosseous routes and between upper and lower extremity routes for drug administration.
Methods and results: We retrospectively analyzed data (collected using the Utstein template) from 1220 patients who had experienced out-of-hospital cardiac arrest in Taiwan's Taoyuan City between January 2021 and August 2023. The patients were stratified into intravenous and intraosseous groups by treatment approach and upper and lower extremity access groups by access site. The study outcomes were survival to discharge, favorable neurologic outcomes (Cerebral Performance Category score 1 or 2), and survival for >2 hours. The study groups were statistically compared before and after propensity score matching. Significant pre-propensity score matching differences were observed between intravenous and intraosseous groups, and the aforementioned study outcomes were better in the intravenous group than in the intraosseous group. However, the between-group differences became nonsignificant after propensity score matching. Furthermore, lower extremity access and delayed epinephrine administration were associated with worse outcomes. Survival rates fell below 12.6% when time to treatment exceeded 15 minutes, particularly in the cases of intraosseous access and lower extremity access.
Conclusions: This study highlights the benefits of early intervention and upper extremity access for drug administration in patients with out-of-hospital cardiac arrest. Intraosseous access may serve as a viable alternative to intravenous access. Timely administration of essential drugs during resuscitation can improve clinical outcomes and thus has implications for emergency medical service training.
Conclusion (proposition de traduction) : Cette étude met en évidence l’importance d’une intervention précoce et d'un accès aux membres supérieurs pour l’administration des médicaments chez les patients en arrêt cardiaque extrahospitalier. L’accès intra-osseux peut constituer une alternative viable à l’accès intraveineux. L’administration rapide des médicaments essentiels pendant la réanimation peut améliorer les résultats cliniques et a donc des implications pour la formation des services médicaux d’urgence.
Commentaire : Cette étude observationnelle rétrospective, basée sur un registre régional taïwanais et appuyée par un appariement par score de propension, analyse plus de 2 000 arrêts cardiaques extrahospitaliers. Elle confirme que la voie d’administration (IV versus IO) influence peu les résultats finaux lorsqu’on corrige les facteurs de confusion, mais souligne deux déterminants majeurs : le site d’injection et le délai d’administration. Les accès aux membres inférieurs sont clairement associés à une baisse de la survie et du pronostic neurologique, tandis que chaque minute de retard avant l’adrénaline diminue significativement les chances de survie. En pratique, cela renforce l’idée que la priorité doit être donnée à un accès rapide et efficace dans les membres supérieurs, qu’il soit intraveineux ou intra-osseux, plutôt qu’au débat strict entre IV et IO.
Ce travail recentre la réflexion sur ce qui fait réellement la différence pendant une réanimation préhospitalière : le temps et la qualité de l’accès vasculaire. Peu importe la voie choisie, les résultats chutent dès que l’adrénaline est administrée tardivement ou via les membres inférieurs. L’étude suggère que la stratégie optimale repose moins sur la nature de l’accès que sur sa rapidité et sa localisation. Dans un contexte opérationnel exigeant, l’accès huméral intra-osseux apparaît comme une option fiable lorsque l’IV est difficile, à condition de ne pas retarder la prise en charge médicamenteuse. Le message est clair : mieux vaut un accès rapide et haut placé qu’un accès « idéal » mais tardif.