Mechanical chest compression for out of hospital cardiac arrest: Systematic review and meta-analysis.
Gates S, Quinn T, Deakin CD, Blair L, Couper K, Perkins GD. Resuscitation. 2015;94:91-7
Keywords:
Cardiopulmonary Resuscitation; Heart Massage; Humans; Out-of-Hospital Cardiac Arrest; Pressure; Thorax; AutoPulse; Cardiac arrest; Cardiopulmonary resuscitation; LUCAS; Mechanical chest compression
Aim: To summarise the evidence from randomised controlled trials of mechanical chest compression devices used during resuscitation after out of hospital cardiac arrest.
Methods: Systematic review of studies evaluating the effectiveness of mechanical chest compression. We included randomised controlled trials or cluster randomised trials that compared mechanical chest compression (using any device) with manual chest compression for adult patients following out-of-hospital cardiac arrest. Outcome measures were return of spontaneous circulation, survival of event, overall survival, survival with good neurological outcome. Results were combined using random-effects meta-analysis.
Data sources: Studies were identified by searches of electronic databases, reference lists of other studies and review articles.
Results: Five trials were included, of which three evaluated the LUCAS or LUCAS-2 device and two evaluated the AutoPulse device. The results did not show an advantage to the use of mechanical chest compression devices for survival to discharge/30 days (average OR 0.89, 95% CI 0.77, 1.02) and survival with good neurological outcome (average OR 0.76, 95% CI 0.53, 1.11).
Conclusions: Existing studies do not suggest that mechanical chest compression devices are superior to manual chest compression, when used during resuscitation after out of hospital cardiac arrest.
Conclusion (proposition de traduction) : Les études disponibles ne suggèrent pas que les dispositifs de compression thoracique mécaniques soient supérieurs à la compression thoracique manuelle lorsqu’ils sont utilisés lors de la réanimation après un arrêt cardiaque extrahospitalier.
Commentaire : Cette revue systématique, intégrant cinq essais randomisés totalisant plus de 10 000 patients, confirme de manière cohérente l’absence de bénéfice clinique des dispositifs de compression thoracique mécaniques par rapport à la RCP manuelle pour les critères majeurs de pronostic, notamment la survie à 30 jours et la survie avec bon devenir neurologique. Les analyses montrent des intervalles de confiance larges, reflet des faibles taux de survie dans l’arrêt cardiaque extrahospitalier, mais aucune tendance robuste en faveur des dispositifs mécaniques, que ce soit pour les systèmes à piston (LUCAS) ou à bande de répartition de charge (AutoPulse). La qualité méthodologique globale est jugée satisfaisante, avec des procédures de randomisation appropriées et peu de données manquantes pour la survie, même si l’évaluation du pronostic neurologique reste imparfaite dans plusieurs essais. Un point important mis en évidence est que, lorsque la RCP manuelle est réalisée avec une bonne qualité et une fraction de compressions élevée, l’avantage théorique des dispositifs mécaniques disparaît.
Sur le plan pratique, cette synthèse ne soutient pas une utilisation systématique de la RCP mécanique en préhospitalier. Elle en reconnaît toutefois l’intérêt dans des situations ciblées où la RCP manuelle est difficile, dangereuse ou impossible, comme pendant le transport, dans des espaces restreints ou comme pont vers des stratégies avancées telles que l’ECPR. Le message central reste que la précocité, la continuité et la qualité des compressions, ainsi que la défibrillation rapide, demeurent les déterminants majeurs du pronostic, indépendamment du caractère manuel ou mécanique de la RCP.
Proposé par le docteur Didier THIERCELIN
Commentaire : Cette revue systématique, intégrant cinq essais randomisés totalisant plus de 10 000 patients, confirme de manière cohérente l’absence de bénéfice clinique des dispositifs de compression thoracique mécaniques par rapport à la RCP manuelle pour les critères majeurs de pronostic, notamment la survie à 30 jours et la survie avec bon devenir neurologique. Les analyses montrent des intervalles de confiance larges, reflet des faibles taux de survie dans l’arrêt cardiaque extrahospitalier, mais aucune tendance robuste en faveur des dispositifs mécaniques, que ce soit pour les systèmes à piston (LUCAS) ou à bande de répartition de charge (AutoPulse). La qualité méthodologique globale est jugée satisfaisante, avec des procédures de randomisation appropriées et peu de données manquantes pour la survie, même si l’évaluation du pronostic neurologique reste imparfaite dans plusieurs essais. Un point important mis en évidence est que, lorsque la RCP manuelle est réalisée avec une bonne qualité et une fraction de compressions élevée, l’avantage théorique des dispositifs mécaniques disparaît.
Sur le plan pratique, cette synthèse ne soutient pas une utilisation systématique de la RCP mécanique en préhospitalier. Elle en reconnaît toutefois l’intérêt dans des situations ciblées où la RCP manuelle est difficile, dangereuse ou impossible, comme pendant le transport, dans des espaces restreints ou comme pont vers des stratégies avancées telles que l’ECPR. Le message central reste que la précocité, la continuité et la qualité des compressions, ainsi que la défibrillation rapide, demeurent les déterminants majeurs du pronostic, indépendamment du caractère manuel ou mécanique de la RCP.